À l'instar d'Obélix, je suis tombée dans l'univers magique de la littérature dès mon plus jeune âge !

D'abord grâce à mon père qui me lisait "Bilbo le hobbit" avant d'aller dormir, puis grâce à ma mère qui m'a forcée à lire "Harry Potter à l'école des sorciers" avant d'aller au cinéma. Aujourd'hui, je partage avec vous ma passion pour les bouquins et autres adaptations...

vendredi 3 février 2017

Aux revoirs classiques aux fins tragiques, bonjour Saly et Olidry ! Avec Second Éveil, premier roman d'une série nommée Néogicia, Fabien Fournier nous invite dans un monde magique. Malgré la domination de cette dernière, l'Empire est une civilisation basée sur la recherche scientifique. Grâce à de multiples expérimentations, les scientifiques de Centralis (la capitale de l'Empire) ont mis au point une injection décuplant les capacités physiques et sensorielles. Cependant, cette injection isole complètement et irrémédiablement les êtres qui la subissent de l’influence des flux magiques : faisant d'eux des néogiciens. L'héroïne du récit, Saly, souhaite se voir inoculer le sérum N1 malgré le danger que cela représente ! En cas d'incompatibilité génétique, c'est la mort qui l'attend ou pire... la transformation en aberration !
Néogicia : couverture Tome n°1

Bonjour addiction !


Néogicia fait partie de cette catégorie de roman addictif qu'il est impossible de lâcher une fois la lecture entamée. Dévorer les deux tomes parus à ce jour n'a pas dû me prendre plus de 48h ! L'auteur nous prend par la main pour nous faire découvrir Centralis à travers les yeux de Saly qui y met, elle aussi, les pieds pour la première fois. Si la découverte est plaisante, ce qui fait la force des romans, ce sont ces personnages attachants. Tous sans exception, même les plus secondaires, ont une personnalité bien trempée, qui leur est propre. Bien que l'histoire puisse sembler classique pour un roman typé Fantasy (une jeune héroïne, deux factions rivales, un nouveau continent à découvrir), l'univers que nous propose Fabien Fournier est unique en son genre et regorge de richesses, qu'il nous dévoile au fur et à mesure de notre lecture. Autre élément important à signaler, la vie n'est pas rose en Olidry qui n'est pas un monde de Bisounours. Ici, pas de blanc ou de noir mais des nuances de gris ! Ainsi, les gentils et les méchants ne sont pas toujours ceux qu'on croit, et les alliés d'hier peuvent devenir les ennemis de demain !

Malgré les qualités indéniables des deux romans, le deuxième tome souffre néanmoins de problèmes de rythme et m'a un peu laissé sur ma faim. Le premier tome m'avait embarqué par son rythme effréné. Malheureusement, le deuxième m'a donné l'impression que Fabien Fournier tâtonne un peu quant à la direction qu'il souhaite faire prendre à son récit. Ces petits défauts n'ont toutefois pas gâché le plaisir immense que m'a procuré cette lecture riche en découvertes et en rebondissements !
Néogicia : couverture Tome n°2

Bienvenu en Olydri !


Vous l'aurez compris, ce qui me fascine dans Néogicia, ce n'est pas tant son histoire que l'univers créé par Fabien Fournier. Univers découvert tout d'abord grâce à... une web-série ! Eh oui, Néogicia est en fait le spin-off de Noob. Pour ceux qui s’interrogent sur la définition d'un spin-off, voilà comment Wikipédia définit ce mot : « Une série dérivée ou spin-off […] est une œuvre de fiction se focalisant sur un ou plusieurs personnages (généralement secondaires) d'une précédente œuvre, ou ayant pour cadre le même univers de fiction sans pour autant avoir de personnages communs avec elle. » Dans la série Noob, Fabien Fournier nous raconte en pas moins de 5 saisons et 3 films (le dernier sortira ce mois-ci) l'histoire des joueurs d'une guilde nommée Noob dans le jeu de rôle en ligne massivement multijoueurs (MMRPG) Horizon.

La guilde Noob : web série
Quel rapport avec Néogicia me direz-vous ? Et bien, les romans s'attardent en fait sur la vie de certains Personnages Non Jouables (PNJ) du jeu vidéo Horizon de la web-série. Pour eux, Olydri n'est pas un monde virtuel, mais leur monde avec ses enjeux et sa géopolitique. Le défi pour Fabien Fournier était de nous faire oublier que les personnages de ses romans sont des personnages de jeux vidéo, des personnages irréels. Pari relevé haut la main ! Pourtant, c'était très loin d'être gagné d'avance...

Je suis les aventures de la guilde Noob depuis la création de la web-série en 2008. Quand j'ai commencé le roman, j'ai immédiatement pensé que j'allais découvrir le back-ground du monde d'Olydri et en apprendre plus sur ces fameux PNJ. Cet état de fait m'est complètement sorti de la tête en à peine quelques pages ! Saly est devenu à mes yeux un personnage comme un autre qui peut être en danger, se blesser voire mourir !  
Néogicia : Saly Asigar

La magie du trans-média !


Le travail de Fabien Fournier est extrêmement riche et intéressant, parce que son univers est dit trans-média. C'est-à-dire qu'en plus de la web-série, des films et des romans, il est possible de retrouver Olydri en BD, mais aussi sous la forme d'une chaîne Youtube qui est gérée par l'un des personnages de la web-série ! Cet aspect trans-média est d'autant plus appréciable, qu'il n'est pas nécessaire de tout voir et tout lire pour comprendre les enjeux des différents médias. Chaque support a été conçu pour pouvoir s'apprécier seul. Par exemple, si vous voulez lire Néogicia vous n'avez pas besoin de regarder la web-série ou de lire les romans et BD Noob... et vice-versa !
Le monde trans-média d'Olydri
Je vous encourage vraiment à découvrir le monde d'Olydri sur un support ou un autre. Quels que soient vos goûts, il y en a forcément un qui vous plaira ! C'est un univers très riche qui fourmille de détails, de références pop-culture et de personnages attachants ! Alors, tu veux rentrer dans ma guilde ?
Gaea et Meu-Meu dans la web-série Noob


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mardi 17 janvier 2017

Si je vous dis Notre-Dame de Paris... Vous pensez probablement à la célèbre cathédrale, ou aux lointains souvenirs de vos cours de français, les plus mélomanes se remémoreront la comédie musicale de 1998, tandis que les cinéphiles en herbe évoqueront l'adaptation du roman de Victor Hugo revu et corrigé par les studios Disney.


Et dans tout cela, que reste t-il de ce roman publié pour la première fois en 1831 ? Le film d'animation rend-il convenablement hommage à la plume d'Hugo ? Est-ce un bon divertissement ou est-il plus ou moins tombé dans l'oubli à raison ? Trêve de questions, Raiponce !
Le bossu de notre dame adaptation de Notre-Dame de Paris

Nôtre quoi ?


Difficile de juger de la qualité d'une adaptation sans se pencher sur l’œuvre originale. C'est pourquoi, je vous propose un petit cours de rattrapage sur l'intrigue du roman. Attention spoilers !

L'histoire commence par le bal des fous qui couronne le visage le plus laid de Paris. Quasimodo remporte la palme, tandis qu'Esméralda danse au milieu des badauds, guettée par l'archidiacre Claude Frollo. Ce spectacle réveille en lui une passion féroce, muselée jusqu'ici au profit de sa foi et de la science. Passion, qui le pousse à faire enlever Esméralda par son fils adoptif Quasimodo. Rassurez-vous, il n'y parvient pas, puisqu'elle est sauvée par le capitaine des gardes Phoebus. Tous deux s'enflamment l'un pour l'autre. Quant à Quasi, il est condamné au pilori ! Pendant sa torture, seule Esméralda fait preuve de compassion en lui donnant à boire. La belle se méfie désormais de Frollo, qu'elle sait à l'origine de sa tentative d’enlèvement et l'ajoute à la liste de ses ennemis avec la vielle recluse qui déteste les Gitans, coupables de lui avoir jadis volé son enfant. Le seul souvenir qu'elle conserve du bambin est un petit soulier brodé.
Le bossus de Notre-Dame bal des fous
Bien que fiancé à Fleur de Lys, Phoebus invite Esméralda dans une auberge. Il s'y rend suivi par Frollo. L'archidiacre ne supportant pas de voir la bohémienne céder aux avances de Phoebus, le poignarde ! Esméralda est arrêtée pour un meurtre qu'elle n'a pas commis, mais avouera tout de même sous la torture. La sentence tombe : elle sera pendue. Bien que vivant, Phoebus ne sauve pas la gitane afin de conserver l'amour de Fleur de Lys.

Pendant ce temps, Frollo rend visite à Esméralda dans son cachot pour lui proposer la liberté contre un baiser. Ce qu'elle refuse. Elle parvient tout de même à s’enfuir, et demande le droit d'asile à Notre-Dame aidée par Quasimodo. Les gitans croyant qu'elle y est retenue prisonnière attaque la cathédrale. Frollo en profite pour faire sortir Esméralda et lui refait la même proposition... sans succès. Fou de rage, il livre la bohémienne à la vieille recluse, qui l'attaque. En se débattant, Esméralda laisse tomber un soulier brodé. La mère reconnaît trop tard sa fille qui lui est arrachée par les gardes, puis conduite à la potence. Du haut de la cathédrale, Frollo et Quasimodo assistent à l’exécution. Voyant le sourire affiché par l'archidiacre pendant la pendaison, Quasimodo le jette dans le vide avant de se laisser lui-même mourir en tenant contre lui le cadavre de la belle gitane. 
Le bossus de Notre-Dame : Quasimodo pleure Esmeralda

Des thématiques fortes


Plus que le tragique de son histoire (comme d'habitude tout le monde meurt, sauf ce pourri bellâtre de Phoebus), ce qui frappe à la lecture de Hugo, ce sont les thématiques abordées dans son œuvre :

Le premier questionnement, sans doute le plus évident, est le rejet de la différence. Notre-Dame de Paris fait la part belle à toute une flopée de personnages marginaux. Quasimodo pour son physique disgracieux, les gitans considérés comme des parias, Gringoire poète désargenté vu comme un profiteur n'apportant rien à la société, la vieille recluse, Frollo marginalisé en raison de sa passion pour la science etc. Ce rejet pousse beaucoup de personnages à se replier sur eux-même.
Le Bossus de Notre-Dame : isolement de Quasimodo
Cette première thématique est, de fait, très liée à la deuxième : les barrières qui nous sont imposées et que nous nous imposons nous-même. C'est flagrant chez Quasimodo, extrêmement frileux à l'idée de sortir de la cathédrale qui s'isole d'autant plus ; ou encore les bohémiens qui ne tolèrent personne d'étranger dans l'enceinte de la cour des miracles et qui ne conversent avec personne en dehors de leur cercle (la seule exception étant Esméralda et Clopin, leur leader). Il est aussi possible de prendre l'exemple de Frollo qui s'enferme dans ses études et sa foi ce qui l'amène à rejeter tout sentiment de plaisir.

Le sentiment amoureux sous toutes ses formes, est lui aussi mis à l'honneur dans le roman. Ce qui frappe immédiatement, c'est l'antagonisme entre l’amour de Quasimodo pour Esméralda qui n'est que pure abnégation et celui de Frollo qui rêve de la posséder. Antagonisme qui fait d'ailleurs écho à l'amour qu'éprouve Quasimodo pour son père adoptif qui est un amour/haine de soumission tandis que l'amour de Frollo pour Quasimodo est basé sur la domination et la pitié voire le dégoût que lui inspire le physique de son fils. Mais la dualité dans les relations ne s'arrête pas là. En effet, si les sentiments de Fleur de Lys et Esméralda à l'égard de Phoebus ne sont que pureté et naïveté ceux qu'éprouve Phoebus pour elles ne sont pas sans arrières pensés. Recherche d'élévation sociale avec Fleur de Lys et volonté d'assouvir une pulsion sexuelle avec Esméralda.
Notre-Dame de Paris : l'égoisme de Phoebus
Enfin, Hugo dénonce les extrémités auxquelles peuvent pousser ce sentiment avec la folie de la vieille recluse chérissant le souvenir de sa fille, la condamnation à mort d’Esméralda et les décès de Frollo et Quasimodo. Le cas de Frollo est d'autant plus intéressant, que ce sont les barrières qu'il s'est lui-même imposées qui l'empêchent de maîtriser ses pulsions et le conduise à sa perte. Cette réflexion nous amène à la dernière source de questionnement : la fatalité et la notion de destin. Comme nous l'avons souligné plus haut, c'est le désir de Frollo rejeté au profit de l'esprit et de la science qui finira par le tuer. Or, le roman est truffé d'autres exemples de ce type. Un chapitre entier est ainsi dédié à la découverte du mot grec anarkia tagué sur la cathédrale qui signifie fatalité !

Quid du Bossu de Notre-Dame ?


C'est bien joli, mais que devient l'adaptation animée dans tout ça ? J'y viens justement cher lecteur attentif. Tu seras donc ravi d'apprendre que le Bossu de Notre-Dame reprend toutes les thématiques phares de Notre-Dame de Paris (rejet de la différence, désir, religion...) à l’exception notable de la fatalité. Cependant cette adaptation étant destiné à un jeune public, il est logique que les studios Disney l'aient adoucit, et donc par extension, que le dessin animé ne soit pas, contrairement au roman, une tragédie.

Cependant, la situation finale est très loin d'être le seul élément à avoir été adouci. Malgré le fait que tous les thèmes (ou presque) soit traités, l’œuvre a été globalement lissée et la violence atténuée pour en faire un film pour enfants. En quoi est-ce mal ? Cela devient problématique, lorsque les propos et les thématiques du matériau d'origine ne sont pas, mais alors pas du tout, destiné aux enfants, car le résultat final en pâtît. Le Bossu de Notre-Dame est donc un film destiné à un jeune public, abordant des questions d'adultes, qui ne peuvent être comprises que par eux. Le film peut être apprécié par des enfants pour son esthétique, ses chansons grandioses ou ses personnages, mais les motivations de ces derniers sont extrêmement difficiles à comprendre pour eux.
Le Bossus de Notre-Dame : dur à comprendre pour les enfants

Autre soucis, pour faire tenir un pavé de près de 700 pages en 1h30 de film, les thématiques abordées en plus d'être adoucis sont simplifiées à l’extrême. Cela rend le propos plutôt manichéen. Il y a les gentils capables d'amour, de tolérance et d'abnégation menés par Quasimodo, Esméralda et Phoebus d'un côté. Les méchants avec leur leader Frollo qui représente tous les vices de l'humanité de l'autre. Certes Phoebus obéit une bonne moité du film aux ordres de Frollo, mais il est présenté comme un gentil en venant au secours d'Esméralda dès sa première apparition. Ce côté manichéen est en opposition avec les personnages du roman. Dans l’œuvre originale, personne n'est parfait. Chacun a sa part d'ombre et de lumière. Le meilleur exemple serait Fleur de Lys personnage pur et innocent par excellence qui souhaite la mort d'Esméralda qui la prive des faveurs de Phoebus.

Autre exemple de simplification révélateur : le titre du roman a été modifié. Notre-Dame de Paris devient le Bossu de Notre-Dame. Le récit choral mettant en scène une pluralité de personnages est ici un récit initiatique. Quasimodo est le héros au cœur du récit tandis que dans le roman, c'est la cathédrale qui occupait ce rôle.


Un mauvais film ? 


Cela fait-il du Bossu de Notre-Dame un mauvais film ? La réponse est non. Un souffle grandiose sort par tous les pores de ce dessin animé. L'animation est sublime, les chansons sont incroyables et la magnificence de la cathédrale est restituée avec brio ! Bien qu'elle ne soit plus au premier plan dans le récit, l'intégralité des actions se déroule autour d'elle. Ce qui lui permet de garder sa qualité de personnage marquant.


Autre élément intéressant, les trois gargouilles permettent de faire comprendre aux spectateurs le lien existentiel d'interdépendance reliant la Cathédrale à Quasimodo. Relation qui joue un rôle clé dans le roman. Notre-Dame a besoin de son sonneur de cloches et les gargouilles ne s'animent qu'en sa présence (à l'exception d'un plan avec Djali). Quasimodo de son côté considère la cathédrale comme sa maison et les cloches comme des amies fidèles.

Malgré les simplifications et les problèmes de manichéisme dénoncés plus haut, le Bossu de Notre-Dame a le mérite de proposer quelque chose d'originale et de novateur pour un Disney. Certes il y a des défauts : le propos manque souvent de subtilité, mais le message passe. Quant à sa fin alternative, c'est un véritable message d'espoir. Les persécutés s'unissent et réussissent à s'affranchir de leurs chaînes. Les bannis ont droit d'amour et les opprimés deviennent les héros du jour !
Le Bossu de Notre-Dame : les bannis ont droit d'amour

Un mauvaise adaptation ?


Avec le Bossu de Notre-Dame, Disney signe un grand, un très grand film d'animation. Son seul défaut serait d'être mal adapté à son jeune public. Pourtant, c'est un film marquant. Il m'avait fasciné enfant pour son esthétique particulière, et je n'ai jamais cessé de l'aimer depuis. Ce n'est même pas une mauvaise adaptation au fond. Les thèmes abordés sont les mêmes. Traités maladroitement certes, mais le dessin animé parvient à proposer une nouvelle lecture intéressante de l’œuvre.
Le Bossu de Notre-Dame

Le Bossu de Notre-Dame est une adaptation un peu maladroite et imparfaite de Notre-Dame de Paris, mais elle réussit pourtant à s'imposer comme un grand dessin animé !

Afin de réaliser l'article, je me suis appuyée sur l'excellente vidéo : Le Bossu de Notre-Dame est-il un Disney dissident ? de Bolchegeek.


Cet article a été écrit dans le cadre du challenge XIXème

Challenge XIXème siècle


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samedi 19 novembre 2016

Aujourd'hui, nous allons parler karma, Bouddha, vies de chat, de fourmis et réincarnations avec le livre Maudit Karma de David Safier. Pour ceux qui ne le connaîtrai pas, David Safier est un auteur allemand. Maudit Karma est son premier ouvrage. Il a depuis publié d'autres best seller comme Le fabuleux destin d'une vache qui ne voulait pas finir en steak haché en 2014 ou encore Toujours maudit ! cette année.


Maudit Karma un roman de David Safier

Tout cela, c'est bien joli me diriez-vous, mais il parle de quoi ce bouquin ? Et bien cher ami, ce truculent roman, c' est l'histoire de Kim Lange, célèbre présentatrice d'un show télévisé qui décède suite à l'atterrissage brutal d'une météorite sur son crâne. Dans l'au-delà, Bouddha lui apprend qu'elle a accumulé trop de mauvais karma dans sa vie. Elle se réincarne donc en fourmi ! C'est à travers ses nouveaux yeux, qu'elle regarde impuissante une femme prendre sa place aux côtés de sa fille et de son époux. Sa résolution est prise, remonter l'échelle de la réincarnation pour reprendre sa place. Elle sera amené à vivre de nombreuses péripéties accompagné par Casanova... lui aussi réincarné en fourmi.

1. C'est bon pour le moral ! 


Maudit Karma fait parti de ces romans « feel good » qui sont comme une bouffée d'air frai dans un quotidien parfois morose. Dès la première phrase, le ton est donné : « Le jour où je suis morte n'a pas vraiment été une partie de plaisir. Pas seulement à cause de ma mort. En réalité, celle-ci est péniblement arrivée bonne sixième dans la série des pires instant de cette journée. » Maudit Karma sera un roman retrousseur de zygomatiques... ou ne sera pas !

Maudit Karma : un livre bon pour le moral !

Pour provoquer le rire David Safier utilise une narration à la première personne mais a surtout doté Kim, le personnage principal d'un solide sens de l'ironie. Voilà par exemple se qu'inspire à notre protagoniste la vu de son mari : « Sa seule vue aurait encore pu me faire craquer si nous avions été en bons termes. Mais notre relation avait atteint un degré de stabilité comparable à celui de l'Union soviétique en 1989. Avec à peu prés autant d'avenir. » Ou encore, son résumé de l'une de ses réincarnations : « Un touriste m'avait jeté son portable à la tête parce que j'essayais de lui faucher ses chips au paprika. Ce qui prouve deux choses : d'abord, les hommes ne trouvent les écureuils mignons que tant qu'ils ne les énervent pas. Ensuite, il existe des gens incapables de se détendre, même en congé. »

Un autre procédé de narration efficace est le décalage des points de vus. Dans ses pérégrinations Kim rencontre des animaux non réincarnés qui ne comprennent pas les agissements du personnage principal créant des situations tantôt hilarantes, tantôt touchantes. Le roman nous permet également de rencontrer Bouddha. Ce dernier aura le don d'exaspérer Kim pour notre plus grand plaisir :
         « - Le chemin vient en marchant, murmura Bouddha.
            - Tu parles comme les devises sur les gaufrettes ! Fis-je agacée.
            - Peut-être, répondit Bouddha avec un doux sourire, mais ça n'en est pas moins la vérité. »

Maudit Karma c'est aussi un bouddha troll !

Et enfin, last but not least. Comment rester de marbre devant les hilarantes anecdotes de Casanova ? Il s'agit d'annotation venant interrompre le récit qui permettent de se glisser quelques instants dans la peau du célèbre coureur de jupons. Ces mémoires sont sans aucun doute les parties de livre qui m'auront le plus fait rire tant le décalage entre les événements relatés et les préoccupations du Don italien sont éloignées. Aller ! En voici un juste pour le plaisir : 

« Mémoire de Casanova : "De toutes mes tristes vies de fourmi, il ne m'arriva que trois fois de croiser le chemin d'un autre humain réincarné. Le premier fut Gengis Khan, de sinistre mémoire. À ce qu'il me conta, il avait déjà traversé plusieurs vies douloureuses, l'une d'elles sous la forme d'une puce de porc. Je ris beaucoup de ce récit. Mais lui, tremblant de rage de me voir si amusé : "Autrefois, je t'aurais jeté dans l'huile bouillante. Mais je suis paisible à présent." Ayant dit cela, il fit de mes antennes un véritable nœud gordien. Par la suite, je pris soin d'éviter la route du « paisible » Khan. Le second homme réincarné que je rencontrai fut une fourmi qui se présenta à moi sous le nom d'Albert Einstein. Albert supportait son sort avec patience, faisant seulement cette remarque que l'univers lui semblait à présent plus relatif encore qu'il avait cru possible. Quand au troisième humain avec qui je liai connaissance sous ma forme d'insecte, ce fut madame Kim. La créature qui allait changer du tout au tout ma misérable existence." »

Maudit Karma ou des personnalités réincarnées !

Le côté « feel good » de Maudit Karma vient également du côté très attachant de son duo de personnages principaux : Kim et Casanova. Malgré leurs défauts gros comme le nez au milieu de la figure, et leurs côtés très caricaturaux de prime abord.  Ces personnages s'affineront tout au long du roman. Ils auront leurs moments de gloires et de joies mais devront aussi affronter de cruelles désillusions et surmonter de nombreux obstacles. Ces hauts et ces bas permettent d'humaniser les personnages et, surtout, de les faire évoluer.

2. Un simple amusement ? 


Cette évolution est d'autant plus importante puisque l’œuvre se révèle être au fur et à mesure de la lecture un roman d'apprentissage. À travers les péripéties burlesques de Madame Kim, comme l'appel Casanova, David Safier nous enseigne l'importance de savoir prendre du recul pour se concentrer sur l'essentiel : les gens qui nous entourent. En effet, ce n'est qu'une fois réincarnée en fourmi, et donc incapable d’interagir directement avec sa famille, que Kim prend conscience des difficultés de la vie quotidienne de son mari, de sa fille et de bien d'autres choses encore.

L'auteur nous encourage à travers l'évolution de Kim, qui est un personnage très égoïste et égocentrique, à faire preuve de compassion et à apprendre à écouter. Ainsi, les différentes réincarnation de Kim la forceront à prêter une oreille attentive aux problèmes de son entourage mais aussi à passer outre un certains nombre de préjugés sur les personnes rondes notamment. 

Enfin, à travers les aventures de Kim, David Safier nous montre l'importance de l'acceptation de son sort afin de pouvoir tourner sereinement la page lors des coups durs de la vie, mieux rebondir, et enfin trouver le bonheur. Le message de ce roman finalement, est sans doute le suivant : 

Le droit à une seconde chance, le message de Maudit Karma !

Maudit Karma est un énorme coup de cœur ! J'ai adoré ce roman. Lors de son acquisition, je m'attendais à découvrir un roman léger, amusant, sans grande prétentions. Bien que pleinement satisfaite de ce côté là, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir entre les lignes un roman d'apprentissage qui nous enseigne la compassion et l'importance de savoir prendre du recul ! Je ne peux que vous encourager à lire ce roman qui aura su m'émouvoir et me faire rire.
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mercredi 16 novembre 2016

En ce jour de sortie des Animaux Fantastiques, six ans après les dernières aventures du célèbre sorcier aux lunettes rondes au cinéma ; j'ai eu envie de rendre hommage à cette merveilleuse saga avec ce top 10 des musiques composées par John Williams pour les huit films Harry Potter.

Top 10 musiques Harry Potter

10. A window to the past

Ce morceau qui accompagne les confidences du professeur Lupin sur les parents de Harry est un très joli moment de la saga. La musique est à l'image de la scène tout en retenue et en émotion.



9. Slughorn's confession

En neuvième position, nous retrouvons un autre moment émouvant entre ombres et lumières. Il s'agit des confessions du professeur Slughorn sur les questions de Tom Jedusor sur les horcruxes ainsi que sa description du cadeau de Lily Potter. La musique est à l'image du moment en demi-teinte.



8. Harry and Hermione

L'amitié de Harry et Hermione est l'une des pierres angulaires de la saga. Il est donc naturel que cette belle relation soit mise à l'honneur dans la bande originale du sixième opus de la saga, puisque c'est dans ce dernier que les relations entre les personnages sont le plus développées.



7. Fireworks

Ce morceau est tout simplement jubilatoire ! Un souffle de liberté plane sur Poudlard. Les jumeaux Weasley quitte le château avec panache !



6. Reunion of friends

Après les aux revoirs, les retrouvailles lors de la scène finale d'Harry Potter et la Chambre des Secrets. Hagrid est de retour à Poudlard tandis qu'Hermione sort de sa pétrification. L'heure est aux réjouissances et aux célébrations.



5. Neville's waltz

Le bal de Noël est annoncé. Neville répète sans relâche quelques pas de danse pour faire tourner la tête à Ginny jusqu'au bout de la nuit !




4. Dumbledore's Farewell

Le dernier hommage de Poudlard à son directeur. Un des moments le plus intense et émouvant de la saga !



3. Harry in winter

Pas facile de trouver la bonne cavalière pour aller au bal de Noël ! Harry est bien placé pour le savoir mais nous offre quand même ce magnifique morceau de musique. La beauté de Poudlard sous la neige est à couper le souffle !



2. Buckbeak's Flight

L'envol de Buck est l'occasion d'admirer Poudlard vu du ciel. Un moment de liberté et de grâce loin du souffle glacé des détraqueurs.


1. Hedwigs theme

Enfin, ce top serait bien incomplet sans la célèbre mélodie symbole de la saga qui aura bercé une génération toute entière.





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jeudi 20 octobre 2016

Aujourd'hui nous allons aborder deux univers qui me tiennent particulièrement à cœur, grâce au travail de Kei Ishiyama qui a rassemblé dans son œuvre les contes des frères Grimm et la bande dessinée japonaise. Grimms Manga est un manga (ne me remerciez pas pour cette incroyable précision) publié en 2007 au Japon puis en France en 2008 pour le premier tome et 2009 pour le second aux Éditions PIKA. Le concept est plutôt simple, il s'agit d’adaptations courtes (pas plus de deux chapitres) de contes tels que Blanche Neige, Le petit chaperon rouge, Raiponce, Le chat botté... Les tomes sont donc comparables à des recueils de contes version manga. Vous êtes sceptique ? Alors, voici quatre raisons de lire Grimms Manga !
Grimms manga

1. Une réinvention des contes de notre enfance

Un des grands atouts de Grimms Manga est la réécriture des contes. Ici, petit loup tombe amoureux du petit chaperon rouge, Hansel devient un Narcisse miniature dont la sorcière s’éprend... BREF ne vous attendez pas à une retranscription fidèle des contes. Kei Ishiyama a fait sa petite tambouille et le résultat bien qu'étonnant vaut définitivement la peine de s'y plonger.

2. Un brassage culturel

Les codes des contes occidentaux ont été mixés avec ceux du manga. Nous retrouvons donc la recette qui fait le succès des contes avec des personnages attachants dont les péripéties vont mener à véhiculer une morale ou à mettre en exergue une valeur pour transmettre un message aux petits et grands enfant. Cependant, nos repères vont être brouillés par une narration rythmée et l'ajout d'éléments typiques de la culture japonaise comme des hommes androgynes ou des esprits de la forêt.
Grimms Manga

3. La beauté des illustrations

Ces histoires sont magnifiquement servies par des illustrations pleines pages qui introduisent les récits. Quant au style global du trait, il pourrait être qualifié de kawai (mignon) et enfantin ce qui correspond parfaitement à l'objet conte.
Grimms Manga

4. Le bonus ?

L'édition française comprend les contes originaux figurant dans le manga en fin de tome. Cela permet de relire le conte avant, ou après l'adaptation et donc de comparer les deux versions. Cette initiative permet de mettre en exergue le travail d'adaptation réalisée par l'auteure.

Grimms Manga est le mélange parfait entre le patrimoine littéraire occidental et la modernité du manga. C'est un peu comme si la boîte métallique à biscuit de notre grand-mère était pleine de dorayaki (gâteau fourré aux haricots rouges). Surprenant mais néanmoins délicieux ! Vous laisserez vous tenter par l'aventure ?
Dorayaki
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